Franz Ferdinand – MGMT : retour vers le futur

Les deux groupes cultes des années 2000 ont sorti vendredi leurs nouveaux albums. Les deux groupes formés il y a 15 ans sont-ils encore au sommet ? Verdict dans un face-à-face autant amical que musical.

Changement de cap ! Le groupe, auteur du tube Take Me Out, a du faire face au départ du guitariste fondateur Nick McCarthy remplacé par 2 nouveaux membres (Julian Corrie et Dino Bardot). Pour le désormais quintet, Always Ascending marque le début d’une « nouvelle ère ». Le groupe délaisse les guitares pour l’électro, dans la lignée de leur troisième disque Tonight. Le résultat est une belle surprise : les premiers singles laissaient craindre une soupe 80’s un peu ringarde, il n’en n’est rien.

Dans la lignée musicale de FFS, leur projet commun avec le duo américain Sparks, ce cinquième opus est une véritable réussite. Quelques titres comme Paper Cages ou l’étonnant final Slow Don’t Kill Me Slow sont de vrais réussites. La production, du français Phillipe Zdar (Phoenix, Cassius) offre un nouveau souffle au groupe malgré quelques sorties de routes (Glimpse of Love ou Lazy Boy manquent cruellement d’originalité). Ironiquement, si le groupe affirme qu’il s’agit d’un nouveau départ, on reste tout de même dans du Franz Ferdinand pur jus sur certains morceaux.

Le duo psyché new-yorkais signe son grand retour après 5 ans d’absence. Révélé en 2007 avec les tubes Kids ou Time to Pretend, le groupe s’était fait un peu plus discret par la suite, proposant des disques plus difficiles d’accès.Les premiers extraits révélés il y a quelques mois ont donné le ton : When You Die ou Little Dark Age sont d’honnêtes références aux 80’s entre synthés new-wave et sonorités plus électro.

L’hommage est poussé même dans les visuels où MGMT pastiche l’esthétique des Cure entre cheveux hirsutes et vêtements noirs. Cette nouvelle dizaine de titres sonne comme du pur MGMT : à la fois synthétique, dansant, psychédélique et surtout fédérateur. Grop coup de coeur pour Me & Michael, probablement le titre-somme de When You Die. Un disque très efficace, conçu comme une véritable pièce avec un début et une fin.

Théau Berthelot

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