Gary Numan au Trabendo

Outre-manche, il est ce que l’on appelle une « légende »: l’un des pionniers des courants new-wave et électro, ne remplit pas les stades mais des salles équivalentes à l’Olympia ou au Zénith. Chez nous, il est inconnu. Pourtant, Gary Numan est un des artistes les plus prolifiques et les plus intriguants de ces 30 dernières années. Adulé (dès ses débuts en 1978) puis vite moqué, il faudra attendre la fin des 90’s pour qu’il accède enfin à une reconnaissance artistique digne de ce nom. 

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Les (rares) fans français n’ont pas loupé l’occasion de venir l’applaudir au Trabendo, vendredi soir: c’était seulement son 4e concert français en 35 ans de carrière (le premier depuis 11 ans). Avec son 21e album, Savage (Songs from a Broken World), Gary Numan imagine un futur apocalyptique avec ce son distordu et industriel que l’on retrouve chez Nine Inch Nails ou Marilyn Manson (deux groupes qui clament haut et fort son influence). Ce sont d’ailleurs ces groupes que le public (assez hétéroclite) porte en étendard vestimentaire. C’est sûrement avec eux qu’ils ont découvert l’artiste du soir. La salle, quasi pleine, accueille chaudement la première partie officier par Jamie Lewis, sosie du chanteur de Rammstein (sans le show pyrotechnique) qui s’inscrit dans la veine de Numan.

Impatient, le public fait une grosse ovation quand Gary Numan investit la scène étroite vers 21 heures.  Costumes en lambeaux et peinturlurés en blanc, Numan et ses musiciens semblent tout droit sorti du dernier Mad Max, en accord avec le côté apocalyptique du dernier album. Dès les premiers riffs de Ghost Nation, intro efficace, Numan et sa danse de pantin désarticulé met le public dans sa poche. La setlist fera d’ailleurs la part belle aux extraits de ces derniers albums à tendance electro-indus ne laissant qu’une petite place à ses « classiques », remaniés façon rock-indus’, loin du côté synthétique très 80’s.

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Il faudra ainsi attendre le célèbre Down in the Park pour le concert décolle vraiment et que le public se mette efficacement dans le bain. Fumées et lumières stroboscopiques masque les musiciens, accompagnés de sobres vidéos-contemplations sur un monde désertique. La machine s’emballe et trouve son point fort lorsque Persia, la fille de Gary Numan, le rejoint sur scène pour chanter le dernier single My Name Is Ruin, moment émouvant acclamé par le public. Enfin, le court rappel opère un retour en 1979 avec son plus célèbre tube, Are Friends Electric, qui clôture efficacement le concert !

Pour sa première venue en France depuis 11 ans, Gary Numan aura proposé un concert de bonne facture durant lequel il nous a livré quelques uns de ses meilleurs titres comme Metal ou Love Hurt Bleeds. Dommage qu’il se soit contenté du strict minimum (1h30, très peu d’interactions avec le public) et qu’il n’ait pas fait durer le plaisir un peu plus longtemps.

Set-List:

  1. Ghost Nation
  2. Metal
  3. The Fall
  4. Remind Me To Smile
  5. Bed of Thorns
  6. Dead Sun Rising
  7. Down in the Park
  8. Pray for the Pain You Serve
  9. Here in the Black
  10. Mercy
  11. Love Hurt Bleed
  12. My Name Is Ruin
  13. Cars
  14. When The World Comes Aparat
  15. A Prayer for the Unborn
  16. Films
  17. Are Friends Electric ?
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