Pissarro, Éragny, La Nature Retrouvée, Musée du Luxembourg

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→ L’exposition prend fin le 9 Juillet 2017 alors on se dépêche !

→ Les tarifs de visite pour l’exposition sont juste ici ! (oui faut cliquer mon ami,e)

* Le Traitement du Paysage Révolutionné par les Impressionnistes *

Si dans l’Antiquité le paysage n’était traité que comme toile de fond d’une scène principale présentant des personnages, il devient un sujet artistique à part entière grâce au courant romantique qui marque le 18ème siècle. À cette période, le paysage et les éléments qui le composent, sont porteurs d’une symbolique très forte et sont souvent utilisés dans le but d’illustrer un état d’esprit ou un sentiment. Pour les romantiques, le paysage a une qualité onirique et introspective puissante, mais ce n’est que bien plus tard que la nature et le paysage parvient à une représentation plus objective et détachée de l’humain. C’est avec l’impressionnisme que cette représentation du paysage évolue. Désormais elle prend en compte la perception du peintre, du spectateur et l’influence que peuvent avoir les nuances de couleur, la lumière et le temps (météorologique et chronologique) sur celle-ci. Ce mouvement fait en effet prévaloir l’impression de l’artiste sur la description fidèle de la réalité. Sortant de leurs ateliers pour peindre sur le motif, ils sont directement sur le terrain et pourront ainsi jouer sur les différentes nuances de couleurs qui existent dans la nature (la lumière, le temps, le soleil…). Cet intérêt pour la nature n’est pas nouveau à cette époque, mais il s’agit pour eux d’apporter leur impression sur la réalité. L’Homme s’approprie la nature de manière artistique pour en faire un modèle, un décor, ou même une représentation historique de l’époque. Le Musée du Luxembourg a choisi le titre La nature retrouvée pour expliquer les dernières années de la vie de Pissarro, un retour à la nature que le peintre et les impressionnistes souhaitaient, une vie tranquille et sa représentation sur la toile. 

« Voici la vraie campagne, celle dont le peintre nous a parlé, jadis, comme personne. Il l’a comprise fruste, saine, réelle ; il nous en a fait sentir le terreau, il nous en a évoqué les froids et les torridités ; il nous a promenés en ses taillis et ses bois et nous en sommes revenus avec des sensations de chaleur et d’ombre vraiment exquises.  » Émile Verhaeren, Le Mercure de France, février 1901

Les impressionnistes s’intéressent aussi à la notion d’optique, sur la manière de représenter le reflet de l’eau, le vent mais aussi l’instabilité de la nature qui ne parvient jamais à une forme finie et définie mais qui reste en constant mouvement et évolution. Ils développent alors diverses techniques qui s’accordent toutes sur le principe de montrer la « touche ». Les peintres impressionnistes révolutionnent la technique artistique en prenant pour devoir de peindre sur motif, c’est-à-dire peindre sans croquis préparatoires, sans modèles photographiques mais bien en plein air et à l’instant. Ce choix de peindre sur le vif est novateur et est rendu possible grâce à l’amélioration technique des outils des peintres comme le chevalet portatif et la peinture en tube. C’est dans ces conditions qu’ils parviennent à saisir ce qui est souvent qualifié de « frémissement » ou de « vibration » de la nature, impression rendue par la quasi absence de lignes, dominées par les touches de couleurs.

Les couleurs et les éléments atmosphériques créent une idée du mouvement. Pissarro s’inspire de Pierre-Henri de Valenciennes et ses essais sur la lumière et la peinture à différentes heures du jour afin d’observer les différences que la lumière fait sur les paysages. Les murs de l’exposition sont dans des teintes marrons et vertes, qui rappellent la campagne, l’un des sujets de prédilection de Pissarro. L’impressionnisme est marqué par le privilège des couleurs vives, des jeux de lumière et surtout de s’écarter des teintes sombres. On peut considérer les peintures de Pissarro comme la capture d’une vie tranquille saisie dans l’instant, indifférente à la recherche mais dans le contraste des couleurs. La couleur est représentative des effets atmosphériques. Monet et plusieurs impressionnistes aiment peindre dans des couleurs froides la neige qui change d’aspect au fil des heures suivant la luminosité (La série des Meules de foin). « Je vais dans la campagne qui est si belle ici, que je trouve peut-être plus agréable encore l’hiver que l’été » a affirmé Monet. Chez Pissarro, c’est une lumière contrastée qui souligne chaque élément. Il va peindre de nombreux paysages enneigés afin de traduire, selon le concept impressionniste, l’impression et l’effet de ce motif sur lui-même : le silence, la lumière du soleil qui se couche, les ombres bleutées de la clôture sur la neige. Il y a un lien fort entre le peintre, ou l’artiste plus généralement, et la nature qui l’entour et l’influence dans ses choix de palettes. Lorsque Pissarro représente Vue de Bazincourt, effet de neige soir (1894), on peut y voir le paysage qu’il admirait tous les jours depuis la fenêtre de son atelier ou de sa maison, avec les effets qu’un soleil couchant ou qu’une brume peut donner sur le paysage. Il se concentre principalement sur les effets chromatiques qui peuvent transformer la nature par le contraste des couleurs, la position de la lumière… C’est une nature simple qu’il dépeint sous son oeil impressionniste qui a évolué à partir de son retour à Éragny, c’est-à-dire une recherche avant tout sur les effets de lumière liés aux changements de temps, un travail sur le contraste. La vue d’ensemble se retrouve également chez Pissarro, car il ne recherche jamais de motif particulier.

* Monsieur Pissarro je vous prie *

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Le début de cette année 2017 est marqué par un renouvellement de l’engouement pour l’œuvre de Camille Pissarro, peintre impressionniste souvent mésestimé qui reste dans l’ombre d’un autre grand artiste de ce même courant : Claude Monet. Mais si le monde culturel ne l’a pas célébré lors du centenaire de sa mort, il semble vouloir se rattraper aujourd’hui, et c’est avec pas moins de deux expositions simultanées que Pissarro réapparaît dans l’horizon de la peinture. Le Musée Marmottan-Monet ouvre le bal avec l’exposition Camille Pissarro «Le Premier des Impressionnistes» (que vous pouvez encore visiter jusqu’au 2 Juillet 2017) qui a un parcours chronologique et thématique permettant la redécouverte du travail de cet artiste et des nombreux lieux qu’il a investi, comme Paris et le Havre. À cette exposition s’additionne un documentaire du même nom diffusé sur la chaîne de télévision France 5 qui revient sur le parcours et l’influence de Pissarro dans la peinture (le documentaire n’est malheureusement plus disponible en replay).

Camille Pissarro tient un rôle primordial dans l’évolution du courant impressionniste car, en plus d’en être le premier ressortissant et le patriarche, il est ami avec tous les autres peintres du courant qu’il accueille fréquemment dans sa maison familiale à Éragny et se fait le maître des plus jeunes comme Cézanne qui dit à son propos : « Ce fut un père pour moi. C’était un homme à consulter et quelque chose comme le bon Dieu »1. Il est le premier à le nommer père des impressionnistes. Cette figure de « bon dieu » lui vient certainement de son âge mais aussi de ses convictions. Pissarro est un fervent anarchiste et ses idéaux («  pour lui, autonomie et travail collectif vont de pair, sur le modèle des travaux des champs qu’il représente si souvent »2), le pousse à quitter la capitale pour s’installer à Éragny, village de l’Oise dont le paysage lui permet de représenter les difficultés de la vie rurale. C’est aussi dans ce village que Pissarro commence à prendre plus de liberté dans sa peinture : « le lieu propose des motifs nouveaux que Pissarro ne se lasse pas de peindre : fermes, pairies, vergers… Ces motifs lui permettent de renouveler sa peinture, en s’essayant au néo-impressionnisme, mais aussi en explorant de nouvelles techniques telles que l’aquarelle. »3 C’est pour ces vingts années à Éragny, qui seront d’ailleurs les dernières de la vie du peintre, et pour la production artistique qui en découla, que Pissarro est le plus congratulé, à ce propos, le critique d’art Octave Mirbeau écrit : « Peu de paysagistes ont, comme lui, le sentiment juste, sain et superbe des choses agrestes. Il rend l’odeur, à la fois reposante et puissante de la terre »4. Éragny constitue, au fil du temps un symbole pour la famille de Pissarro et leurs amis, le peintre et son fils Lucien iront même jusqu’à créer une maison d’édition qu’ils nomment Eragny Press qui leur permet de publier La Reine des Poissons.

* Et l’exposition alors ? *

L’exposition au Musée du Luxembourg consacre ainsi une monographie de ses dernières années à Éragny, où il s’adonner à la peinture des paysages qu’il voit. Le titre de l’exposition parle d’une nature retrouvée car il retourne chez lui pour pouvoir peindre, il s’agit d’un travail sur place. Pissarro a une écriture picturale que l’on retrouve tout au long de l’exposition. Celle-ci se concentre en effet sur les deux dernières décennies de l’artiste avec une idéalisation de la vie champêtre et un fort intérêt pour Éragny, où il s’installe en 1884 avec sa famille.

Cette vie à Éragny marque donc l’homme et le peintre au point qu’il soit nécessaire de consacrer à cette période une exposition entière et non pas une salle parmi tant d’autres. En parallèle à l’exposition du Marmottan-Monet est donc mis en place celle du Musée du Luxembourg : Pissarro, Éragny, La Nature Retrouvée. Ici le commissariat est assuré par Richard Brettell, directeur de l’Edith O’Donnell Institute of Art History et Joachim Pissarro, arrière-petit-fils du peintre, deux grands spécialistes de l’artiste ayant déjà travaillé ensemble à l’étranger comme en France, sur de nombreuses expositions consacrées au peintre5 (principalement aux États-Unis où l’influence de Pissarro reste incontestée). L’exposition se propose, à travers son communiqué de presse, d’illustrer « la période la moins étudiée de la carrière de l’artiste » par « une centaine de tableaux, dessins et gravures » produit pendant le séjour du peintre à Éragny-sur-Epte. Le communiqué cite aussi Claude Monet qui a fait un prêt à la femme du peintre pour acheter la maison d’Éragny et qui, ici, permet de replacer Pissarro dans son courant artistique, Monet en étant la figure la plus connue de nos jours (en tout cas en France). Il est aussi rappelé que « Pissarro met en œuvre ses convictions politiques dans sa peinture comme dans son mode de vie » afin de mettre en avant la part de l’individu qu’était Pissarro et qui reste présente dans chacune de ses toiles. L’une des principales caractéristiques de l’impressionnisme est en effet l’impression, c’est-à-dire que l’objectif du peintre est de retranscrire ce qu’il voit par rapport à l’impression qu’il en a. Les peintures de Pissarro exposées montrent bien cette volonté de l’artiste de montrer la sensation qu’il a face à une oeuvre, et non une simple description du réel.

Le parcours de l’exposition reste très classique pour le Musée du Luxembourg. Les salles sont confinées et bien que chacune d’entre elles est associée à une thématique particulière sur le papier : Éragny : le village de l’artiste (1884-1903) / Des panoramas à profusion / L’anarchie et la nature / Un renouveau artistique (1886) / L’homme et la nature (1886-1890) / Par-delà les frontières d’Éragny (1894-1914) / Richesse du paysage (1887-1894) / Les Travaux des champs (1894-1901) / Éragny : une source d’inspiration inépuisable (1894-1902) / Épigraphe, il n’y a pas de contraste, ni de coupure dans la visite. Les seules réelles démarcations se font ressentir par le changement de médiums, comme lorsque sont exposées des illustrations faites par Pissarro pour une revue révolutionnaire ou encore avec la présentation du manuscrit de La Reine des Poissons. Le reste de l’exposition est totalement homogène, peut-être même trop. Les axes choisis et qui donnent leurs noms aux salles ne semblent pas pertinents ni aboutis puisque ne créant pas d’effet particulier, que ce soit par les œuvres elles-mêmes ou par la scénographie. Ainsi, le côté immersif n’est pas très présent car seules les couleurs des murs rappellent le paysage que le peintre aimait figurer.

Si l’accrochage n’est pas pertinent, d’autres points viennent ternir l’expérience que propose cette exposition. Si il y a bien un problème récurrent dans les expositions du Musée du Luxembourg, et qui se retrouve malheureusement dans de nombreuses galeries, c’est la gestion de l’éclairage. Au lieu de mettre en place des installations qui permettraient une diffusion homogène de la lumière, comme on peut le voir à l’Art Ludique, ici les salles sont éclairées à l’aide de spots qui créent des reflet dans les vitrines protégeant les œuvres, et polluent la contemplation de ces dernières. De plus, certains cadres paraissent totalement déplacés, à tel point qu’ils semblent brider toute tentative de muséographie originale. Ils ne correspondent pas aux œuvres, sont lourds, épais et dénotent par un style ancien, presque rococo, qui nuit considérablement à l’intemporalité des œuvres de Pissarro et la simplicité qu’elles dégagent. Et bien que l’ambiance créée dans cette exposition soit regrettable, puisse que trop sombre et solennelle, une muséographie plus claire, fraîche et moderne, est rendue impossible par la présence de ces cadres. Mais ces défauts, bien qu’importants, ne parviennent pas à léser les toiles de Pissarro, qui par contraste et presque comme une fenêtre dans une cellule morne, touchent au maximum de leurs capacités. Les couleurs éclatent, illuminent, les vastes espaces permettent au visiteur de se projeter pour s’échapper des salles d’expositions et la sérénité des paysages vient contrebalancer avec l’effervescence produite par la foule de visiteurs.

* Pissarro et la Nature*

Le nom de jardiniste est le mot adéquat pour définir aujourd’hui ce que peuvent être les artistes qui s’intéressent à la nature, car il s’agit d’une contraction des mots « jardin » et « artiste ». L’oeil de l’artiste est mis à l’honneur : la première chose que l’on voit en entrant au Musée du Luxembourg est un grand portrait du peintre, ce qui donne l’impression qu’il observe tout ce que l’on fait, comme il a contemplé ses paysages avant de les peindre. C’est une nature simple qu’il dépeint sous on oeil impressionniste qui a évolué à partir de son retour à Éragny, c’est-à-dire une recherche avant tout sur les effets de lumière liés aux changements de temps, un travail sur le contraste.

Camille Pissarro, comme le visiteur, reste dans une position de spectateur totalement passif. C’est là où le choix de peindre sur motif prend tout son sens, Pissarro ne possède pas la nature, il ne la contient pas par des lignes, mais s’installe dans son espace pour reproduire les sensations qu’elle provoque en lui. Il ne s’intéresse pas à la beauté d’allée et de buissons géométriquement parfaits et préfère les nuances de lumière, les grands espaces qui lui permettent un travail de la couleur plus poussé. Dans ses paysages, il n’ajoute rien, pas de narration, d’animaux, de nuages dans le ciel, par là il ne projette pas de codes sur ses tableaux et semble acquérir une sorte de grande humilité face à la nature.

On en arrive aussi à la notion de temps. La nature en elle même est soumise au temps, elle représente le travail du temps par sa formation mais aussi par son caractère éphémère. Le temps est aussi important dans le processus de création de Pissarro. D’abord dans son sens premier et donc temporel, Pissarro peint, lorsque cela lui est possible, in situ et est donc soumis aux changements de luminosité qui rythme la journée. Cette temporalité s’allie au second sens du mot temps, son sens météorologique, lorsque l’on aborde les saisons. Pissarro peint ses paysages en reproduisant l’effet que produit la saison, comme l’impression d’endormissement de la nature en hiver ou, au contraire, son effervescence à la fin du printemps. Une harmonie qui s’accorde à la saison et qui fait parfaitement écho au fait que lexposition ait débuté en ce printemps 2017.

* Le motif du travail et des paysans *

Un thème très récurrent chez le peintre est la représentation des travailleurs en peinture, surtout celle du travail dans les champs. Courbet avait déjà réhabilité la beauté du travail, ici il s’agit d’une nouvelle peinture où les travailleurs trouvent leur place. Le choix des sujets se fait donc dans les paysages et les scènes de la vie quotidienne, qui sont réinterprétés selon la vision de l’artiste. Proudhon affirme en effet en 1865 que l’art doit désormais s’intéresser à l’homme et non plus aux dieux. Les artistes veulent donc pouvoir faire et parler des œuvres sans avoir besoin de références extérieures, comme la mythologie. Pissarro s’intéresse également énormément au travail des paysans, ce que l’on peut voir par exemple dans son oeuvre La Cueillette des pommes (1888). C’est un tableau aux couleurs vives et claires, où quatre personnages récoltent des fruits tombés de l’arbre. Il est difficile de distinguer réellement où sont les fruits par terre, car ils se confondent avec la verdure. La posture des personnages est très importante car elles montrent différentes façons de récolter : certains sont débout, d’autres se penchent vers le sol pour remplir le panier. Cela montre la dureté de la tâche. Seule la femme à droite observe le travail, tout comme le peintre. Le soleil n’est pas visible, mais l’ombre de l’arbre nous suggère qu’il est bel et bien présent. Les champs, tout autour, ont eux aussi des couleurs vives et éclairent la toile, en contraste avec l’arbre. On retrouve donc deux sujets très importants chez Pissarro, qui se corrèlent entre eux : la nature et l’activité des paysans. C’est une scène familière et simple qui, pourtant, montre le dur labeur des paysans.

Ainsi, la peinture en plein air symbolise la saisie de l’instant, des instants volés, comme en photographie. Ce qui prime ici est la vie, les gens. Les paysan(nes) sont au travail, ce sont des gestes naturels maîtrisés, ils ne posent pas pour le peintre. C’est la peinture, chez Pissarro, d’une nature changeante au cours des heures et des jours, une vie simple et tranquille saisie de particularité et d’une vérité et une spontanéité de l’instant. L’intérêt est pour les paysages et les scènes de la vie de tous les jours, et non plus les batailles ou les figures mythologiques. Ce sont des réalités quotidiennes plus légères et claires, avec un intérêt pour la perception des choses. Pissarro veut représenter les paysages naturels et urbains, et tente de figer le temps sur la toile. Pissarro cherche à retourner vers la nature (La Nature Retrouvée), peut-être pour s’éloigner du tumulte de la vie et retrouver une vie tranquille. Ce retour à la nature peut faire penser à Rousseau qui parle d’un état de nature en dehors de l’état social. C’est sûrement la raison pour laquelle le peintre retourne à Éragny, afin de se concentrer sur le paysage tranquille de la campagne et les paysans au travail.

« Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité » Gilles Clément

* J’y vais ou j’y vais pas ? *

Camille Pissarro est un artiste grandiose et il est impossible de ne pas conseiller la contemplation de ses tableaux, mais l’exposition proposée par le Musée du Luxembourg n’est certainement pas la meilleure qui lui ait été accordée. Pour faire simple, on ne va pas vous dire d’aller voir l’exposition mais nous vous encourageons à aller saluer Monsieur Pissarro et à profiter de sa nature autant que de son art !

* Les Petits Bonus, parce qu’on est Généreux * 

Pour cet article nous vous proposons nos sources ci-dessous, et oui, nous allons en faire une habitude ! Au passage nous vous invitons à nous corriger si besoin parce qu’on est pas parfaits (mais promis, on essaie !), à nous poser des questions mais aussi et surtout à nous partager vos avis et vos connaissances afin qu’on puisse s’en apporter mutuellement !

  • Communiqué du Musée du Luxembourg

Aux côtés d’archives familiales, une centaine de tableaux, dessins et gravures, aussi spectaculaires que peu connus, créés à Éragny-sur-Epte entre 1884 et 1903 et provenant des plus grandes collections muséales et particulières du monde entier, illustrent la période la moins étudiée de la carrière de l’artiste. Celui-ci s’installe dans le village d’Eragny en 1884 dans une belle maison dont il devient propriétaire grâce à un prêt octroyé par Claude Monet et où il reste toute sa vie. Au cœur d’un véritable bouillonnement artistique et intellectuel, Pissarro met en œuvre ses convictions politiques dans sa peinture comme dans son mode de vie. Les deux grands spécialistes de l’artiste, Richard Brettell et Joachim Pissarro, sont réunis pour assurer le commissariat de cette ambitieuse exposition.

1 Extrait du documentaire Camille Pissarro « Le Premier des Impressionnistes », France 5, 2017

2 Ibid.

3 Ibid.

4 Octave Mirbeau, Le Gil Blas, 14 Mai 1887

5 Informations tirées du catalogue de l’exposition.

. Article issu d’une collaboration entre FeatherOwl et Rolling Tongue

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