[Be Kind Rewind #2]: Scorsese

A l’occasion de la sortie de Silence, son nouveau long-métrage très attendu sur l’histoire de deux jésuites portugais en terre japonaise du 16ème très anti-chrétien, l’on revient sur la carrière du plus cinéphile des cinéastes avec trois films. Quand on pense au génial Martin Scorcese, c’est pour Les Affranchis, Taxi Driver, Raging Bull ou le récent Loup de Wall Street. On vous a sélectionné trois films moins connus dans la carrière du cinéaste, mais tout aussi jouissifs, voire plus. Votre rubrique préférée revient avec son deuxième numéro:

Casino (1995)

Bien sur, il y a eu Mean Streets ou Les Affranchis. Mais à notre humble avis, Casino est le meilleur film (de gangster) de Martin Scorcese. Déambulation fatale dans la cité du vice, entre désert et illuminations fictives, le film nous tient en haleine durant trois heures jamais longues, entre un casting fou (Sharon Stone et Joe Pesci trouvent ici leurs meilleurs rôles) et une bande-originale délicieuse. Succès mitigé à sa sortie, le film a depuis gagné ses galons de véritable film culte. On ne saurait que trop vous recommander ce véritable chef d’oeuvre, à mes yeux le meilleur film du cinéaste.

A Tombeau Ouvert (1999)

Il s’agit peut-être là du film le plus méconnu de Scorcese, si bien qu’à sa sortie, il fut un véritable échec commercial. Il serait criminel de ne pas réévaluer ce Bringing Out the Dead, souvent défini comme une relecture hospitalière du Taxi Driver (et bien meilleure que l’original). Nicolas Cage reprend donc la figure de Travis Bickle, la transformant en un ambulancier fonçant dans la nuit new-yorkaise à la rescousse de blessés plus ou moins réels… Casting 5 étoiles, mise en scène hallucinée et douce poésie du désespoir dans cette route sans issue. Bien loin des actioners auquel il est cantonné, Cage trouve ici un rôle à contre-emploi tout en justesse et en subtilité, dans ce rôle d’ambulancier autant accro à l’héroïne qu’à son travail. Un beau film méconnu qui mérite un plus ample succès.

Les Infiltrés (2006)

On sait Scorsese fan absolu des Rolling Stones. Mais comment résister à cette mythique intro où, au ralenti, Jack Nicholson fait l’état des lieux de la pègre de Boston, avec le Gimme Shelter des pierres qui roulent en fond sonore ? La suite ? C’est 2h30 d’un pur spectacle jouissif qui regroupe tous les éléments caractéristiques du réalisateur pour mieux les revoir. Doté d’un casting tout bonnement monumental (sur le premier quart d’heure, il n’y a pas un acteur qui ne vous sera inconnu), le film est en réalité un remake d’Internal Affairs, polar hongkongais auquel Scorsese offre une jolie relecture. Nicholson prend son pied en mafieux, DiCaprio excelle à son habitude, les cadavres pleuvent et les gros sons rock’n’roll aussi. Un tour de force pour celui qui, à 64 ans au moment du tournage de ce film, n’a jamais perdu sa verve et sa rage.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s