UNDERTALE, le jeu qui défie les codes du RPG

Undertale, au premier abord, ce ne sont pas des graphismes aguicheurs. Pourtant, c’est une claque… non, une bombe scénaristique et auditive intelligemment menée.

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Source : http://clydewuts.deviantart.com/art/Undertale-Wallpaper-582225691

Dès le début du jeu, on nous raconte qu’il y avait deux races qui co-habitaient sur la surface : les humains et les monstres. Cependant, ils finirent par se faire la guerre jusqu’à ce que la race humaine remporte la victoire. Ils bannirent les monstres vers le monde souterrain et créèrent une barrière pour les empêcher de remonter. Le personnage que l’on incarne se réveille à l’intérieur de ce monde après y être tombé. Il n’est pas reconnaissable, on peut penser qu’il s’agit d’un garçon ou d’une fille afin que le joueur s’identifie mieux à lui. Le protagoniste rencontre une série de personnages comme les monstres qui vont l’aider à avancer. Pour retourner à la surface, il devra atteindre et détruire la barrière qui sépare les deux mondes.

Sorti le 15 septembre 2015 par TobyFox, une licence indépendante, le jeu est inspiré de la série des jeux Mother. Sous ses aspects de RPG (role playing game) tout ce qu’il y a de plus classique, il se distingue rapidement en donnant au joueur la possibilité de ne pas tuer les monstres qu’il rencontre s’il le souhaite. Le jeu joue sur les codes du RPG en offrant une histoire faussement banale, un affrontement entre les humains et les monstres, auquel on offre l’occasion de devenir ami avec ces mêmes monstres. En effet, le créateur sait qu’un joueur habitué à ce type de jeu, lorsqu’il rencontre des monstres sur son chemin, va chercher à les tuer. Il joue avec les habitudes du joueur. Ici, lors des attaques, il y a plusieurs boutons permettant d’interagir avec ses «ennemis» : attaquer (FIGHT), agir (ACT), se soigner (ITEM), et le plus intéressant, épargner (MERCY). On est donc en interaction avec les différents personnages tout en conservant l’aspect d’un shoot’em up, c’est-à-dire en esquivant les projectiles que les ennemis chercheront à vous envoyer. Le créateur mélange donc les codes du jeu vidéo avec des innovations qui rendent Undertale unique et loin d’être aussi classique que l’on peut le croire.

Finalement, pourquoi nous donne-t-on le choix de tuer ou non les monstres que l’on rencontre ? Là est tout l’intérêt du jeu puisqu’il nous pousse à nous poser une question importante : pourquoi vouloir attaquer ou tuer les monstres que l’on croise sur notre chemin dans un RPG ? Bien sûr, dans un jeu vidéo de manière générale, il est évident que ce sont nos ennemis et que notre personnage est le gentil. Dans le cas d’Undertale, la personnalité des monstres est plus ou moins développée ce qui les rend attachants et leur donne même une certaine humanité. De plus, le jeu est influencé par nos actions. Il est donc tout à fait possible de recommencer le jeu plusieurs fois, en choisissant de ne pas tuer puis de tuer les monstres, ce qui donnera une autre fin. Cependant, celui-ci possède une sorte de conscience qui fait que vos actions ne seront jamais totalement oubliées. Mais ce qui est le plus fort, c’est que le jeu ne pousse absolument à rien, il laisse l’entière liberté d’attaquer ou non les monstres comme on en a envie. Seulement, il aime nous rappeler sans cesse qu’il n’y a aucune raison d’attaquer et que si la difficulté des combats est trop élevée, c’est de la faute du joueur qui a décidé lui-même de tuer.

Sources : Shrineheart sur deviantart

http://shrineheart.deviantart.com/art/Undertale-Determination-577074717

http://shrineheart.deviantart.com/art/Undertale-No-Mercy-577075848

Le jeu se caractérise aussi par un design trèèèèèèès rétro. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela car il en reste beau par son histoire. Il est accompagné de musiques magnifiques en 8bit. Celles-ci sont téléchargeables ou peuvent être écoutées gratuitement ici → https://tobyfox.bandcamp.com/album/undertale-soundtrack ou sur steam (http://store.steampowered.com/app/391570/). On trouve notamment une reprise de Megalovania («Megalovania Extended») ou des musiques beaucoup plus calmes («Quiet Water»). Le jeu est lui-même téléchargeable sur Steam et coûte 10 euros. Il est exclusivement en anglais, ce qui peut freiner les anglophobes, mais rassurez-vous : un groupe de fans travaille à des versions traduites du jeu.

Bref, Undertale est un jeu qui marque et qui vous fait culpabiliser puisqu’il brise le quatrième mur en s’adressant directement au joueur et à sa façon de jouer. Il faut rester bien accroché parce que le jeu vaut clairement le coup malgré les émotions qu’il peut susciter ! Car, évidemment, Tobyfox a fait en sorte que pour comprendre l’univers entier du jeu, il faut en explorer toutes les possibilités !

Et vous, vous connaissez ce jeu ? Vous l’avez aimé ?

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Claire (FeatherOwl)

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