Stranger Things, LA série de l’été

Proposée par Netflix depuis le 15 juillet dernier, la nouvelle série Stranger Things fait déjà sensation et bénéficie d’un accueil sensationnel. Mais on se méfie, toujours des séries trop vite célébrées. Stranger Things parvient-elle à nous toucher, autant que ses premières images pouvaient le laisser paraître ? La réponse est évidente…

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Dès les premières images dévoilées dans le trailer, impossible de ne pas voir en Stranger Things, un hommage sincère et touchant au cinéma de Spielberg, de Carpenter; à tout un imaginaire des années 80, entre gamins à vélo, walkmans et expériences secrètes. Déjà amorcés par le Super 8 de J.J. Abrahams et le Midnight Special de Jeff Nichols, il y a de cela quelques mois, le revival 80’s bat son plein avec cette mini-série, digne des romans de Stephen King (chaque épisode est considéré comme un chapitre).

Narrant les péripéties d’une petite ville de l’Indiana dans la tourmente, suite à la disparition mystérieuse du jeune Will (par une force invisible mais antipathique), la série prend néanmoins le temps de poser sa sublime atmosphère et une galerie de personnages attachants (Winona Ryder excellente en mère désabusée, troublante Millie Brown dans le rôle de la mystérieuse Eleven). Ainsi, on prend énormément de plaisir à suivre l’enquête menée par les amis de Will, collégiens mal aimés, fans de Tolkien et de Star Wars, qui sont bien sûr l’épicentre du récit. Accentuée par une bande-son audacieuse (Peter Gabriel, les Clash, Joy Division), Stranger Things n’offre que très peu de répit au spectateur, toujours sollicité par une référence, une blague ou un rebondissement. Malgré quelques sous-intrigues assez convenues, ces huit épisodes (à regarder d’une traite) offrent une histoire simple mais prenante, haletante et époustouflante entre fantastique, humour et mystère.

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La suite de Super 8 ? Presque…

Comme une sorte de pot-pourri, la série mélange avec brio paranormal, secrets gouvernementaux, culture « geek » et théories scientifiques en tous genres. Et c’est ce mélange des genres qui donne à Stranger Things sa singularité et sa bluffante efficacité. Les frères Duffer (aussi à l’oeuvre sur la très moyenne Wayward Pines) ont frappé un grand coup avec cette série qui impose déjà son caractère culte, notamment à travers des séquences mémorables (la poursuite en vélo, le Ouija lumineux..). Comme un vieux Spielberg ou Carpenter qui fonctionnerait toujours malgré ses 30 ans au compteur, on se délecte des différents rebondissements (plus ou moins prévisibles, on vous l’accorde) apportés par la série, le tout culminant dans un final qui déjoue toutes nos certitudes. On prend un plaisir fou à suivre ces aventures au long de ces huit épisodes trop vites passés.

L’engouement suscité par Stranger Things est amplement mérité puisque la série s’impose très vite comme une de celles qui marquera cette année 2016. Elle renforce son vivier 80’s par une innocence et une simplicité touchante ainsi qu’un casting parfait. Après House of Cards et Orange Is The New Black, le service de streaming Netflix prouve encore une fois son talent à travers des séries de qualité. Autant dire que l’on attend la saison 2 (déjà confirmée) avec une grande impatience !

Théau BERTHELOT

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