[Série] Vynil : disque de platine ?

[ Article publié dans le cadre d’un journal étudiant lors des débuts de la série ]

Dernière série évènement de la chaîne américaine HBO, Vynil nous plonge au cœur de la fièvre des années 1970. Créée par Rich Cohen (Yiddish Connection), Martin Scorsese, Mick Jagger et Terrence Winter (scénariste sur Le Loup de Wall Street), le spectateur découvre l’envers du décor de cette industrie musicale qui a vu naître les plus grands. Cocktail explosif à base d’alcool, de drogue, de sexe et surtout de musique, la série est d’ores et déjà renouvelée pour une deuxième saison et s’impose aujourd’hui comme l’une des séries à voir de l’année 2016.

De quoi ça parle ?

Richard, dit « Richie », Finnestra (interprété par Bobby Cannavale) est le propriétaire d’un label de musique sur le déclin en phase d’être racheté par une compagnie allemande. Ce contrat à plusieurs millions censé lui permettre de passer plus de temps avec sa famille, et avec sa ravissante épouse jouée par Olivia Wilde, va finalement raviver la flamme du métier chez le producteur. En pleine crise de la quarantaine et en quête de renouveau dans sa vie privée comme professionnelle, Finnestra va se remettre en chasse afin de découvrir les nouveaux talents qui feront la renommée de sa maison de disques.

De quoi ça parle ?

Richard, dit « Richie », Finnestra (interprété par Bobby Cannavale) est le propriétaire d’un label de musique sur le déclin en phase d’être racheté par une compagnie allemande. Ce contrat à plusieurs millions censé lui permettre de passer plus de temps avec sa famille, et avec sa ravissante épouse jouée par Olivia Wilde, va finalement raviver la flamme du métier chez le producteur. En pleine crise de la quarantaine et en quête de renouveau dans sa vie privée comme professionnelle, Finnestra va se remettre en chasse afin de découvrir les nouveaux talents qui feront la renommée de sa maison de disques.

New York, New York

L’un des aspects les plus intéressants de la série est sans nul doute le fait qu’elle offre un point de vue privilégié sur les coulisses de cette industrie musicale. Célébrité, excès en tout genre, les personnages, comme les spectateurs, ne seront pas épargnés par leur passage au sein de cet univers déroutant. En pénétrant ainsi dans les hautes-sphères de la société New-Yorkaise, les créateurs nous donnent accès au « gratin » de la ville. Le spectateur n’est donc pas à l’abri de croiser Andy Warhol ou Alice Cooper pour ne citer qu’eux. On découvre également un métier, celui de producteur de musique, mais aussi une passion. Des bas-fonds du Bronx aux studios d’enregistrement, en passant par les scènes improvisées dans des hôtels abandonnés, Vinyl nous fait découvrir un New-York vibrant, grouillant de tous les côtés qui ne dort jamais.

Casting de choix

S’il y a une chose que l’on peut dire de Vinyl, c’est que les créateurs ont su s’entourer : la série peut se vanter de compter dans son casting des acteurs de talents tous plus convaincants les uns que les autres. On connaissait déjà Bobby Cannavale grâce au succès de Boardwalk Empire, Olivia Wilde grâce à Dr. House, Ray Romano ou encore Ato Essandoh. Néanmoins parmi les noms les plus connus, on repère un certain nombre de jeunes acteurs qui viennent tirer leur épingle du jeu comme Juno Temple, secrétaire le jour et dealeuse de drogues à ses heures perdues, ou James Jagger qui en digne héritier de son père incarne le jeune Kip Stevens, le chanteur d’un groupe de rock repéré par Finnestra. On soulignera également la prestation de Jack Quaid (aperçu dans Hunger Games) dans le rôle de Clark Morelle, un jeune directeur artistique un peu simplet et arriviste qui tente par tous les moyens de s’imposer au sein du milieu très select de l’industrie musicale. A l’image de l’univers de la série, le casting qui la compose est riche, varié et de qualité.

Ode à la musique

Steevie Wonder, Otis Redding, Black Sabbath, Ruth Brown… Tant de noms qui viennent alimenter la bande-son de la série. Si les années 70 ont été marquées par l’apparition de nouveaux genres musicaux tels que le rock-punk, le disco ou encore le hip-hop, les créateurs n’ont pas pour autant oublié les notes passées du blues ou du rock. Chaque épisode est alimenté par des références qui s’entrecroisent pour donner un mix unique et grisant de sonorités que l’on ne trouve nulle part ailleurs. La série tout en racontant l’histoire de ses personnages n’hésite pas à faire des clins d’œil à l’époque dans laquelle elle s’inscrit. Que ce soit par des interludes musicaux ou des apparitions clin d’œil, la musique constitue à elle-même un personnage de la série.

Il est vrai qu’HBO nous avait habitués à une sélection de programmes surprenante et surtout de qualité : du polar de True Detective à la fantasy de Game of Thrones, en passant par l’animé avec la série Animals, Vinyl ne déroge pas à la règle et fait également figure d’ovni dans le paysage télévisuel. L’univers électrisant créé par la série fascine et la période n’a visiblement pas fini d’inspirer les réalisateurs puisque à partir d’août 2016, le diffuseur streaming Netflix lancera également sa série « 70’s » avec The Get Down, une création de Baz Luhrman centrée sur la naissance du hip-hop au cœur des rues du Bronx. – Lisa

 

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